Air De Glisse

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Les aéroglisseurs légers (HISTOIRE)

Historique des Aéroglisseurs légers en France



Cette page présente l’histoire française des aéroglisseurs légers, telle que nous avons pu la reconstituer.
Cet historique ne tient pas compte des modèles développés à partir de 1965 par la SEDAM, puisque même s’il s’agissait d’aéroglisseurs légers, ces modèles étaient surtout des maquettes d’études destinées à la mise au point des futurs Naviplanes.


Ainsi, en France, c’est à Jacques Beaudequin que l’on doit les premiers aéroglisseurs légers.
Dès la fin des années 60, en partenariat avec la société Zodiac, il conçoit une série d’appareils dont les principaux sont le Moïse III et le Skimmercraft. Avec ces appareils naît aussi le Club Français des Aéroglisseurs.


Le prototype du Skimmercraft


Au début des années 70, Jacques Beaudequin, Gabriel Vernier et M. Simon construisent le DSB, appareil bi voire triplaces, dont la description complète paraît en janvier 1973 dans un cahier de la revue « Ingénieurs de l’automobile ».


Le DSB


Cet appareil et le livre de Jacques Beaudequin « Je construis mon aéroglisseur » marquent sans doute le point de départ de l’aéroglisseur de loisirs en France et la naissance de la vocation de nombreux constructeurs passionnés.


Ainsi, le premier rassemblement français a lieu en 1974 sur l’hoverport de Calais. Vingt cinq machines sont présentes, françaises et anglaises. Un autre rassemblement a lieu l’année suivante sur l’hoverport de Boulogne sur Mer.
Plusieurs clubs français voient le jour, bientôt regroupés au sein de la Fédération Française des Clubs d’Aéroglisseurs dont Jacques Baudequin est le premier président.


Premier rassemblement sur l'hoverport de Calais en 1974


L’engouement pour l’aéroglisseur est très fort et en 1979, ce ne sont pas moins de 35 machines qui sont rassemblées à Vernaison, non loin de Lyon. Chacun invente, expérimente, améliore… L’émulation est forte ! Gabriel Vernier et Marc Faure, ancien ingénieur de la SEDAM, diffusent les bases techniques qui permettent à chacun de progresser.


Pour satisfaire la demande d’un nombre croissant d’amateurs, Gabriel Vernier conçoit en 1983 le célèbre SATEN - P20 qui s’illustrera dans de nombreuses courses.
La diffusion des plans de construction de cette machine dans la revue « Système D » en 1986 renforcera encore l’intérêt des amateurs-constructeurs pour l’aéroglisseur.


En 1988, la Fédération Française des Clubs d’Aéroglisseurs regroupe 17 clubs répartis sur tout le territoire, et ce sont entre 30 et 50 machines qui disputent le Championnat de France. Les clubs les plus actifs développent de nouvelles machines, et chaque club a à cœur d’accueillir au mieux ses camarades.


Logo de la Fédération Française des Clubs d'AéroglisseursLogo en couleur de la Fédération Française des Clubs d'Aéroglisseurs


Les pilotes français s’illustrent aussi à l’étranger, puisque Guy Ackerman, concepteur de la série des ADOC, est Champion du Monde (catégorie Formule 3) aux Etats-Unis en 1989.


Guy Ackerman en course sur un Formule France


La plaisance n’est pas en reste, et c’est en 1990 qu’a lieu le premier Raid Rhône organisé par Jean-Claude Delorme et le club Rhône-Alpes Motonautique. Ce raid prouve qu’une machine bien préparée est à même de parcourir chaque jour 100 km dans les conditions difficiles d’un raid…


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Raid Aéroglisseurs sur le Rhône


Mais l’aéroglisseur reste un sport amateur, et le rattachement à la très professionnelle Fédération Française Motonautique imposé par l’Etat au début des années 1990, ainsi que la course à la puissance qui oblige les pilotes à prendre de plus en plus de risques, mettent à mal beaucoup de passionnés qui peinent à rester compétitifs.

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Environ 60 pilotes pour la finale en 1990 à Casteljaloux (47)

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Environ 30 pilotes pour la finale en 1992 à Sotteville-sous-le-val (76)

A partir de 1994, le nombre de pratiquants et de clubs diminue inexorablement.


Le Championnat de France disparaît en 1996, ce qui n’empêche pas quelques clubs de rester très actifs et des pilotes de briller régulièrement dans les compétitions internationales. Ainsi, c’est une française, Anne-Christine Dupont, qui est Championne du Monde en 2004 en Allemagne (catégorie Formule 2).


Anne-Christine Dupont sur la plus haute marche du podium du WHC2004 à Berlin


En 2006, lors des Championnats du Monde organisés sur le Lac du Tolerme dans le Lot, la France remporte les titres en Formule S et Formule 50, tandis qu’une équipe française termine seconde au classement de la toute nouvelle Formule Endurance.


En 2007 pour sa 18ème édition, le Raid Rhône, unique en Europe, rassemble 22 appareils de diverses nationalités, ce qui prouve son succès et sa grande vivacité.


En France aujourd’hui, l’aéroglisseur léger rassemble des intérêts divers : la course bien sûr, mais également la plaisance, la construction, la mécanique, la mise au point des moteurs, des hélices et ventilateurs, le modélisme ou tout simplement l’archivage historique des sujets liés au coussin d’air…


Tous sont utiles et nécessaires, l'essentiel étant que chacun trouve son bonheur dans le domaine qu’il a choisi !




A suivre : les principaux concepteurs / constructeurs français.